La Ruf CTR3 est une vieille connaissance. Née en 2007, cette Porsche de Frankenstein – un avant de 997 GT3 RS, une cage arrière sur mesure signée Multimatic, sous une carrosserie qui aurait pu être celle d’un Cayman GT1 imaginaire — s’aventure maintenant « plus loin sur les terres des supercars », estime modestement Ruf.
Comme si la CTR3 n’y était pas déjà solidement installée depuis toujours… Forte de 700 ch à ses débuts, puis 777 ch pour sa version Clubsport lancée en 2011, la CTR3 voit son flat 6 3,8 l biturbo passer à 800 ch et 990 Nm (+ 10 Nm) dans cette nouvelle version Evo, dévoilée à Pebble Beach.
Ce moteur herculéen est couplé à une boîte double embrayage à sept rapports (ou à une boîte manuelle si vous vous sentez d’attaque) qui envoie tout ça aux seules roues arrière. Ruf n’a pas annoncé de chiffres mais quand tout se passait bien sur la CTR3 Clubsport, il était question d’un 0 à 100 km/h en 3,2 s et de 380 km/h.
La CTR3 Evo change surtout complètement d’allure par rapport à la Clubsport. Si cette dernière avait encore un popotin de Cayman 987, l’Evo fait hérite de doubles feux ronds qui lui donnent des airs de Ferrari F50 GT1 vue de dos. Le museau est toujours plus ou moins celui d’une 997 GT3, mais avec un nouveau regard à LED.
À bord, l’univers de la course n’est plus très loin et c’est carbone, kevlar, cuir et Alcantara à volonté, avec une instrumentation analogique à l’ancienne, des harnais 6 points et un extincteur.
Pas un mot sur le prix, mais ce n’est sans doute pas le détail qui préoccupera le plus les quelques clients potentiels.